Jeep CJ-6 (1956-1975)

Jeep CJ-6 (1956-1975) : la CJ-5 qui a pris vingt pouces

Un an après le lancement de la CJ-5, Willys répond à une demande simple : plus de place. La CJ-6 reprend l’intégralité de la mécanique et du style de sa cadette, avec un empattement allongé de 20 pouces, un peu plus d’un demi-mètre. Jamais très populaire aux États-Unis, elle a pourtant connu une belle carrière à l’export, et compte parmi ses propriétaires un certain Ronald Reagan.

Jeep CJ-6 verte, version a empattement long de la CJ-5, vue trois quarts avant
Années1956 à 1975 (USA)
Production totale50 172 exemplaires
Empattement101 pouces, soit 20 de plus que la CJ-5
OrigineVersion militaire M170 dès 1953

Vingt pouces de plus pour deux places supplémentaires

La recette est simple : reprendre la caisse et le châssis de la CJ-5, et étirer l’empattement de 81 à 101 pouces. Ce châssis allongé ouvre la porte à de nouvelles configurations, notamment l’ajout d’une deuxième rangée de sièges, tout en conservant la mécanique, les moteurs et les options de la CJ-5. La version militaire de cette formule, la M170, avait en réalité précédé la civile de plusieurs années, dès 1953.

La CJ-6 civile fait ses débuts en 1955 pour le millésime 1956. Elle suit ensuite fidèlement toutes les évolutions mécaniques de la CJ-5 : le V6 Dauntless en option à partir de 1965, puis les six cylindres et V8 AMC après le rachat de Kaiser Jeep par American Motors en 1970.

Le president Ronald Reagan au volant de sa Jeep CJ-6 avec sa chienne Millie, au Rancho del Cielo en Californie
Le président Ronald Reagan au volant de sa Jeep CJ-6, avec sa chienne Millie, à son ranch de Californie. Photo White House Photographic Office, domaine public.

Boudée aux États-Unis, adoptée ailleurs

Contrairement à la CJ-5, la CJ-6 n’a jamais vraiment séduit le public américain. L’essentiel de sa production part à l’export, en particulier vers la Suède et l’Amérique du Sud, et le modèle est même assemblé en Afrique du Sud par la filiale locale de Volkswagen. Aux États-Unis, le US Forest Service en met tout de même un certain nombre en service, appréciant l’espace supplémentaire pour le matériel.

Les versions marquantes de la CJ-6

  • CJ-6 de base (1956-1971) : la version standard, mécaniquement identique à la CJ-5 de la même année.
  • CJ-6A Tuxedo Park (1964-1967) : la déclinaison chromée et plus confortable, comme sur la CJ-5A, mais seulement 459 exemplaires produits, ce qui en fait la CJ la plus rare.
  • CJ-6 V6 Dauntless (1965-1971) : équipée du V6 Buick de 155 ch, comme sa cadette.
  • M170 militaire (dès 1953) : la version armée, avec une porte passager étirée jusqu’à l’arrière du passage de roue.

La fin discrète d’un modèle de niche

Les ventes américaines de la CJ-6 s’arrêtent en 1975, un an avant l’arrivée de la CJ-7, qui reprend le principe d’un empattement allongé dans une carrosserie plus moderne. La production totale pour le marché américain, à peine 50 172 exemplaires en près de vingt ans, en fait un modèle confidentiel comparé aux 600 000 CJ-5 vendues sur la même période.

Pourquoi la CJ-6 intéresse les collectionneurs

Sa rareté relative aux États-Unis, combinée à son empattement plus polyvalent, en fait aujourd’hui un modèle recherché par les amateurs qui veulent sortir des sentiers battus de la CJ-5. Découvrez notre sélection de Jeep vintage et notre service d’import de Jeep depuis les États-Unis.

Sources : Wikipédia, Jeep CJ et Stellantis, Jeep History. Photo : White House Photographic Office, domaine public, via DPLA et Wikimedia Commons.